
Résumé
Suspendu de ses fonctions, Eren Conti devrait ignorer l'enquête qui secoue Paris. Mais il ne peut rester insensible face à ces enlèvements qui lui rappellent son propre drame, cet été 1989 où tout a basculé. Pour lui, c'est une évidence : il se doit d'intervenir.
Plus il avance, et plus l'affaire se transforme en descente aux enfers. Harcelé par des appels anonymes, menacé par ses souvenirs, tiraillé entre sa famille et son obsession, il découvre que la vérité pourrait bien être plus terrifiante que le mensonge.
Extrait
"« Tu portes bien l'uniforme, mais tu ne peux pas effacer ce que tu as laissé derrière toi. Comment peux-tu oser chercher les enfants des autres après ce que tu as fait ? ». Cet appel anonyme, de qui peut-il provenir ?
Tout reprendre à zéro. Analyser chaque élément. Ils ont forcément raté quelque chose, un indice qui est là, caché sous leurs yeux et les nargue. Treize mois d'enquête, trois enfants disparus et pas un seul suspect."
Mon avis
Eren Conti vit avec un traumatisme d’enfance qui refait surface au cours d’une enquête. Suspendu pour éviter qu’il ne s’effondre - et ne compromette les investigations, il s’accroche pourtant à l'affaire. Sa famille, inquiète, assiste à sa chute sans pouvoir intervenir. Alors que le policier suit une piste en douce, tout bascule. Soutenante, sa famille poursuit les recherches autour d’Eren et son passé, déterminée à comprendre ce qui se trame derrière cette cascade d'événements.
Dans ce roman, j’ai découvert Eren Conti, un policier profondément investi mais marqué à jamais par un drame d’enfance. Lui et son frère Raphaël ont été enlevés lorsqu’ils étaient enfants ; seul Eren a survécu, tandis que Raphaël n’a jamais été retrouvé. Cette blessure, toujours vive, se rouvre brutalement lorsque des enfants disparaissent dans son quartier. Eren vacille, au point de perdre pied. Sa femme Iris et leurs fils, Sacha et Elliot, s’inquiètent pour lui, mais restent prêts à le soutenir. Déterminé à poursuivre l’enquête malgré tout, Eren sollicite ses anciens contacts : François, son ami d’enfance, et Marc Maillard, désormais commandant de police. Au fil de cette sombre affaire, certains comportements troublent, des certitudes se fissurent : connaît‑on vraiment ceux qui partagent notre vie ? Quels secrets peuvent-ils dissimuler ? Je me suis attachée à plusieurs personnages, tandis que d’autres demeuraient volontairement opaques, presque insaisissables.
Prenante, l’histoire s’ouvre sur la disparition d’enfants, mais très vite, elle ramène Eren à son propre passé, une affaire jamais résolue qui a façonné toute sa vie. Des messages anonymes surgissent, le ciblent, et insinuent qu’il n’a pas été innocent dans son propre enlèvement. Dès lors, tout vacille : qui cherche à le déstabiliser ? Pourquoi maintenant ? Et si cette voix tapie dans l’ombre détenait enfin la vérité sur Raphaël ? L’ambiance devient oppressante, presque suffocante, et je me suis laissée happer par l’enquête, entre doutes et suppositions. Les retournements de situation renversent nos convictions, la tension s’intensifie, et les révélations frappent parfois comme un coup de tonnerre. La fin apporte une résolution satisfaisante, même si elle laisse quelques questions en suspens, comme un écho persistant.
J’ai adoré cette histoire qui m’a complètement happée. Le scénario, original et bien construit, alterne les points de vue et offre plusieurs voix qui donnent du relief au récit. En me plaçant tour à tour aux côtés des personnages, j’ai pu m’immerger dans cette intrigue haletante et ressentir pleinement leurs émotions. Les retours dans le passé apportent une compréhension progressive de ce qui est arrivé aux deux frères, tout en renforçant la tension dramatique.
Les personnages, parfois sombres et tourmentés, n’en restent pas moins authentiques ; cette complexité apporte du réalisme. Grâce à un suspense savamment entretenu, j’ai dévoré ce roman en quelques heures, incapable de le reposer une fois lancée.
Seul le final m’a laissé un léger goût d’inachevé : j’aurais aimé quelques éléments supplémentaires - un dernier retour dans le passé pour éclairer la captivité, un approfondissement de l’enquête au présent, ou encore un regard plus étendu sur l’avenir des personnages. Addictive et incisive, la plume de Léa Morenn est agréable à lire. J’ai particulièrement apprécié les musiques suggérées au fil de la lecture : en les écoutant, j’ai eu l’impression que l’histoire prenait vie, comme un film qui se déroulait sous mes yeux, renforçant encore l’atmosphère lourde et les émotions.
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Service Presse
Taurnada